Depuis la réforme entrée en vigueur en 2022, les huissiers de justice et les commissaires-priseurs judiciaires ont fusionné sous un titre unique : celui de commissaire de justice. C'est ce professionnel du droit qui peut être chargé de la prisée, c'est-à-dire l'inventaire fiscal et estimatif du mobilier, dressé au domicile du défunt, pièce par pièce, avec une valeur de marché pour chaque bien.
L'enjeu est loin d'être symbolique. À défaut d'inventaire détaillé, l'administration fiscale applique par défaut le forfait mobilier : la valeur du mobilier est présumée égale à 5 % de l'actif brut successoral. Dans les belles maisons tourangelles où l'immobilier pèse lourd mais où le mobilier est souvent modeste ou déjà dévalorisé, ce forfait de 5 % surestime fréquemment la réalité, et gonfle d'autant les droits de succession. Une prisée chiffrée au plus juste permet au contraire de ne déclarer que la valeur réelle des meubles, tableaux et objets.
C'est précisément après cette étape que le brocanteur-débarrasseur entre en scène. Une fois l'inventaire réalisé ou la décision prise de s'en passer en connaissance de cause, les héritiers peuvent faire estimer les biens dont ils ne souhaitent pas conserver la propriété. Notre entreprise intervient régulièrement en coordination avec les commissaires de justice et les études notariales du 37 : l'expertise brocante complète la prisée en identifiant ce qui peut être racheté comptant, et la valeur de rachat vient alléger la facture de débarras, voire l'annuler.